Dans la presse

Sud Ouest : « Peyrondet passe à l’action »

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SO14.03.14

Laurent Peyrondet et son équipe, béret vissé sur la tête, pour affirmer leur appartenance culturelle à la région.

À 49 ans Laurent Peyrondet est de nouveau candidat à la mairie de Lacanau, après avoir été battu de justesse en 2008. Il se présente en candidat surmotivé après six de travail comme élu dans l’opposition. Fort de cette expérience, l’enfant du pays et fils d’un ancien maire de Lacanau, Laurent Peyrondet compte pourvoir mettre à son tour toute son envie et son énergie au service des Canaulais.

Le prétendant à la mairie appuie son programme, Vivons Lacanau, « il faut rompre avec la politique au jour le jour pratiquée par le maire actuel, souligne t-il. Une seule personne ne peut plus confisquer la gestion de sa ville comme cela a été le cas ses dernières années », tient-il à souligner. Dans le programme de Laurent Peyrondet et de son équipe, la plus jeune moyenne d’âges des trois listes (47 ans), se retrouve des projets concrets et interdépendants, pour « une vraie politique de la ville » souligne t-il. Les réunions publiques de fin de campagne prévues par le candidat le samedi 15 mars à 18 h 30 (salle L’Escoure à l’Océan) et le mercredi 19 mars à 20 h 30 (salle des fêtes à la ville) seront l’occasion pour Laurent Peyrondet de revenir sur ces projets.

Source : Sud Ouest du 14/03/14

Erika Valette

Sud Ouest : « Laurent Peyrondet a ouvert sa permanence »

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SO06.02.14Samedi 1er février, en fin de matinée, Laurent Peyrondet, tête de liste aux prochaines élections municipales inaugurait son siège de campagne. Le rendez-vous avait été donné au 30 de l’avenue de la Libération à Lacanau dans une maison redécorée aux couleurs de « Vivons Lacanau », à deux pas de la mairie, mais sur le trottoir opposé… comme un signe.

Ce siège de campagne baptisé « La maison du projet et des Canaulais » abritera les réunions de l’équipe, une boîte à idées à disposition de tous pour toutes suggestions et les rendez-vous en tête à tête avec les habitants, prévus par le candidat jusqu’aux élections. « Ce lieu sert à souder l’équipe et accueillir ceux qui souhaitent nous soutenir durant la campagne » a souligné Laurent Peyrondet.

Même si les soutiens étaient venus nombreux pour l’occasion, curieux d’en savoir d’avantage sur le ton donné à sa campagne, Laurent Peyrondet a d’entrée de jeu donné la couleur « je ne souhaite aujourd’hui ni dévoiler ma liste, ni détailler mon projet ». Il faudra attendre la fin du mois de février pour que le candidat abatte ses cartes « nous avons déjà beaucoup travaillé avec l’équipe et je ne souhaite pas que nos idées soient pillées » a-t-il précisé. En attendant le candidat a présenté le calendrier de ses réunions publiques participatives et thématiques (voir ci-dessous).

Comme dans une partie de carte ce round d’observation permet au candidat de ne pas dévoiler trop tôt sa stratégie et d’affiner son entrée en jeu.

Source : Sud Ouest du 06/02/14

Erika Valette

Calendrier des réunions publiques du Groupe Vivons Lacanau : salle des fêtes à Lacanau Ville : les 10 et 17 février à 18 h 30 (réunions participatives), salle L’Escoure à Lacanau Océan : le 11 février à 18 h 30 (réunion participative).

Sud Ouest : « Les programmes d’opposition se dévoilent »

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SO20.01.14Les candidats à la mairie Olivier Baccialone et Laurent Peyrondet ont présenté leurs vœux simultanément samedi. Un premier test de popularité avant les élections.

Les élections municipales auront lieu dans deux mois mais, déjà, les Canaulais désireux d’assister aux vœux des candidats ont dû faire un choix. Samedi à 11 heures, Olivier Baccialone, le candidat catapulté par le PS, et Laurent Peyrondet, chef de l’opposition au conseil municipal, adressaient leurs vœux simultanément à la population. Le premier à Lacanau Océan, le second à Lacanau Ville. Tous les deux le jurent : ils avaient réservé ce créneau bien avant l’autre.

Cette double cérémonie aura permis de jauger la popularité des deux candidats de gauche. Jusqu’ici léger avantage à Laurent Peyrondet. Le meneur de la liste Vivons Lacanau a prononcé un discours devant une centaine de personnes. Du côté d’Olivier Baccialone, une soixante de citoyens avaient fait le déplacement. Le candidat a pourtant proposé une cérémonie aux allures de meeting politique avec une longue séquence de questions-réponses entre la salle et les membres de sa liste.

Des convergences

Plusieurs points développés salle Lescoure ont fait écho à ceux prononcés à la salle des fêtes. Dans la manière de gérer la communed’abord. Olivier Baccialone a mis en avant la « concertation », nécessaire pour chaque décision importante, là où Laurent Peyrondet a parlé de « raviver la démocratie locale ».

Tous deux s’accordent pour dénoncer la méthode du maire actuel et son manque de transparence. Laurent Peyrondet promet une délégation précise pour chaque élu et l’un comme l’autre organiseront régulièrement des réunions publiques une fois élus. Ils se sont escrimés à critiquer la politique « au coup par coup, sans pensée globale », menée lors du mandat qui s’achève.

La nécessité d’agir face à l’érosion a également fait consensus. Les deux camps ont repris les propositions du Groupement d’intérêt public (GIP) : une protection du trait de côte actuel le temps d’organiser le repli de la ville dans les terres. Laurent Peyrondet est allé un peu plus loin en proposant de lancer la démolition des parkings du front de mer pour les remplacer par la dune et de nouveaux épis.

Des thèmes différents

Laurent Peyrondet a mis l’accent sur le traitement du domaine forestier. Après les grands incendies de ces dernières années, il a insisté sur l’atout que représentent les pins pour le tourisme. Il a regretté que la commune soit aussi absente des organes de gestion de la forêt. Le candidat s’oppose aussi à la construction d’un ensemble immobilier sur le terrain jouxtant le rond-point de la Gaîté. Son programme propose d’y construire plutôt une halle permettant d’accueillir le marché et des manifestations pour « revitaliser le bourg ».

De son côté, Olivier Baccialone s’est attaché à montrer le potentiel de Lacanau en matière d’économie numérique. « Un secteur créateur d’emploi et peu gourmand en espace ». Le candidat propose aussi de réaliser un inventaire des biens communaux dont certains, comme le pôle de l’aiguillonne, ne seraient pas utilisés au mieux, avant des réaffectations. « Plutôt que de bâtir à tout va, il faut promouvoir la rénovation du patrimoine et entretenir l’existant ».

Les deux candidats à la mairie prévoient des réunions publiques dans les semaines à venir.

Source : Sud Ouest du 20/01/2014

Yoann Boffo et Véronique Boscher

Les conseillers dégainent les chiffres

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SO26.12.13Le dernier Conseil municipal de l’année a été largement consacré au débat et aux votes des budgets primitifs pour 2014. Des budgets qualifiés « de transition », vu les élections municipales en mars prochain.

Jean Dupin, adjoint aux finances, a annoncé que l’ensemble des budgets représente un total de 18 641 500 euros. Le budget principal s’élève à 14 195 000 euros, dont 10 520 000 euros en section de fonctionnement et 3 675 000 euros en investissement.

Les charges de personnel, sujet qui a souvent provoqué le débat, évoluent à la baisse, « sans porter atteinte à la qualité du service public » et représentent 5 030 000 euros. Concernant les taxes, il n’y aura pas d’évolution des taux communaux, qui, selon Jean Dupin, « n’auront augmenté que de 10,3 % en dix ans ».

Modes de calcul différents

Le remboursement du capital de la dette s’élève à 1 300 000 euros. Jean Dupin a déclaré que c’est un budget « maîtrisé mais ambitieux, après deux années d’importants investissements qui auront permis l’ouverture du collège, ainsi que la construction d’un gymnase et du pôle de l’Aiguillonne ».

Mais une fois de plus, opposition et municipalité ne sont pas d’accord sur une grande partie des chiffres annoncés, ni sur leur mode de calcul. Pour Laurent Peyrondet, du groupe Vivons Lacanau, les taxes ne cessent d’augmenter : la taxe foncière aurait grimpé de 56 % en dix ans, la taxe d’habitation de 63 %. Il estime que la dette par habitant « explose, pour atteindre 2 888 euros ».

Pour la municipalité, ce chiffre est de 1 182 euros. Une différence qui s’explique par rapport au mode de calcul, avec ou sans les résidents secondaires.

« Un budget d’austérité »

Laurent Peyrondet déplore aussi l’absence d’un plan pluriannuel d’investissement, document « qui aurait servi à mettre en cohérence les investissements de la municipalité ». Il pense également que « le montant alloué à l’entretien de la voirie est insignifiant ».

Du côté de l’opposition socialiste, Olivier Soria parle d’un « budget d’austérité » avec « un effondrement des investissements et la « non-compensation des départs en retraite ».

Il regrette que « le coût de la réforme scolaire ne soit pas budgétisé ». Et il conteste surtout les chiffres du budget de l’eau et l’affirmation que la facture d’eau d’une famille canaulaise n’aurait augmentée que de 24 % en dix ans. Car selon ses propres calculs, l’augmentation serait de 67 %. Dans cette guerre des chiffres, difficile pour les Canaulais de savoir qui se rapproche le plus de la réalité.

Source : Véronique Boscher

Sud Ouest du 26/12/13

 

Sud Ouest : « Lacanau : Laurent Peyrondet candidat aux municipales »

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Laurent Peyrondet, leader de l’opposition, a officialisé sa candidature aux municipales. Il affrontera à nouveau Jean-Michel David, le maire sortant.

SO26.11.13

Sur les allées Ortal, c’est au bar Le Cantabria, un commerce qu’il exploite, que Laurent Peyrondet, conseiller municipal d’opposition depuis 2008, a officialisé le lancement de sa campagne pour les élections municipales de 2014. Une conférence de presse durant laquelle la tête de liste Vivons Lacanau, entouré d’une dizaine de personnes de son équipe, a pu communiquer sur sa lettre de candidature et aussi sur un questionnaire de satisfaction ayant pour sujet le bilan de l’actuelle majorité. Les habitants devraient recevoir les documents dans les prochains jours.

(suite…)

Journal du Médoc : « L’opposition se mobilise contre le projet de la Gaîté »

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Journal_Medoc

Mairie de Lacanau : un adjoint démissionne avec fracas

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SO28.10Lors du dernier Conseil municipal, le premier adjoint Romain Marcet a annoncé sa démission tout en critiquant vivement le maire.

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe. Romain Marcet a tout de même attendu la fin du Conseil municipal de Lacanau, qui s’est tenu ce jeudi 24 octobre, pour annoncer sa démission du poste de premier adjoint au maire. N’ayant pas voulu commenter sa décision sur l’instant, Romain Marcet a toutefois rendu publique sa lettre de démission, adressée au maire Jean-Michel David le matin même.

Dans celle-ci, il reproche notamment au maire de «n’avoir jamais créé les conditions pour qu’il puisse exercer réellement les fonctions de premier adjoint» et fait état «de sa mise à l’écart par le maire, de façon délibérée et sans concertation, de certains projets qui ne lui permettent plus d’exercer efficacement et sereinement sa mission». L’ancien adjoint s’en prend très clairement aux méthodes de travail de Jean-Michel David, qui selon lui, agissait sans concertation avec les élus. «Souvent, des orientations essentielles pour la commune ont été prises sans débat, du simple fait de la discipline majoritaire et où la critique de vos élus est devenue un mode de gouvernance.»

Dans la classe politique, la nouvelle a fait grand bruit. Autour de Jean-Michel David, d’abord, vers qui tous les regards se sont tournés : «Ma surprise a été grande. Romain Marcet m’a dit vouloir transmettre l’information, puis qu’il s’exprimerait. J’attends de voir ce qu’il compte faire», a déclaré le maire.

La décision de Romain Marcet est pourtant loin de surprendre tout le monde. Pour Olivier Baccialone, à la tête de la section PS de Lacanau, la réaction du premier adjoint est naturelle. « La méthode employée par le maire n’est pas la bonne. Démissionner aujourd’hui, c’est peut-être sa façon de dire son ras-le-bol ».

De son côté, la tête de liste de l’opposition Vivons Lacanau, Laurent Peyrondet, ne se dit pas surpris de la décision. « Les termes de la lettre de Romain ne m’étonnent pas. Jean-Michel David, à force de personnaliser le pouvoir, a fait le vide autour de lui. » Olivier Soria, représentant l’opposition au Conseil municipal est quant à lui beaucoup plus critique : «Les différends entre les deux hommes ne sont pas nouveaux… Mais démissionner à quelques mois des élections n’est pas correct. C’est mesquin, pas sérieux et très politicien

À cinq mois des municipales, la décision laisse planer le doute d’un glissement de l’intéressé vers une autre liste. Pour autant, Romain Marcet affirme avoir pris sa décision il y a environ un mois, indépendamment du calendrier. «Depuis quelques mois, le maire a accentué son comportement : c’est une accumulation de problèmes qui m’a poussé à démissionner. Trop c’est trop, le vase se remplit mais au bout d’un moment, il finit par déborder», explique l’ancien adjoint. Laurent Peyrondet commente la démission de l’élu sans fermer aucune porte : «Pour le moment, il n’y a eu aucun rapprochement avec Romain Marcet, mais je suis toujours prêt à écouter les gens qui veulent travailler pour le bien de Lacanau. J’ai discuté, depuis longtemps, sur bon nombre de sujets avec lui, s’il veut venir me voir…»

Romain Marcet a précisé qu’il resterait conseiller municipal jusqu’à la fin du mandat mais qu’il reprendrait sa liberté de parole. Il confirme à ce jour ne pas vouloir s’expliquer plus en détail, indiquant que les termes de sa lettre amèneront à d’autres commentaires.

Source : Sud Ouest du 28/10/13

Sud Ouest : « Le budget débattu »

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SO27.10Le Conseil municipal de Lacanau, qui s’est tenu jeudi 24 octobre, aura été marqué par la démission de Romain Marcet, 1er adjoint au maire, délégué aux sports (lire page 15) et a également montré que la campagne municipale pour 2014 est bel et bien lancée. Les attaques de l’opposition sur les différents points du débat d’orientations budgétaires (DOB), en ont été la preuve.

Laurent Peyrondet se pose des questions sur la fiscalité annoncée comme maîtrisée par le maire. Pour lui, « les fortes augmentations de la taxe foncière et de la taxe d’habitation lors des deux dernières mandatures ne vont pas dans le sens de la maîtrise ».

Baisse des dotations en 2014

Olivier Soria a souligné des manquements dans les prévisions du DOB (absence de budget prévisionnel pour la réalisation de la crèche) et, au contraire, s’est étonné de l’effondrement de l’investissement prévu pour 2014. Ils auront montré tous les deux leur désaccord au rapport sur le prix et la qualité du service d’eau potable et l’augmentation de son coût pour la population ainsi que sa gestion par le fermier (Lyonnaise des eaux).

Le DOB, qui précède l’examen du budget primitif, présente tout d’abord le contexte économique national et local, informe sur la situation financière de la commune et présente les orientations budgétaires qui préfigurent les priorités du budget primitif. Dans le contexte économique actuel, les concours de l’État aux collectivités territoriales tendent vers une forte diminution des dotations en 2014 (moins un milliard et demi d’euros). Le budget principal de la Ville pour 2014, en tenant compte de ces données et du fait que 2013 aura été une année marquée par « des investissements importants » (gymnase, pôle de l’Aiguillonne, voies d’accès au collège), comme l’a souligné Jean Dupin, en charge des finances, prévoit des dépenses d’investissement divisées de moitié, environ 3 450 000 euros. Compte tenu des recettes prévisionnelles, le montant de l’emprunt nécessaire pour l’équilibre budgétaire 2014 est estimé à 640 000 euros. La commune devra maintenir un niveau élevé d’épargne brut qui passera par une maîtrise des charges de gestion et une optimisation des recettes.

Projet immobilier sur la sellette Dans les questions ouvertes, les deux groupes d’opposition ont remis officiellement à Jean-Michel David la pétition concernant le projet immobilier du rond-point de La Gaïté. Au-delà de la vente même du terrain par la Ville auquel l’opposition n’adhère pas, c’est la maîtrise d’ouvrage laissée aux mains du promoteur qui leur pose problème.

L’opposition s’élève d’une seule voix pour dénoncer, selon elle, « la participation du maire à la banalisation actuelle qui veut que les clés de l’urbanisation soient aux mains des promoteurs immobiliers et plus à la puissance publique ». Cette pétition, signée par près de 500 Canaulais, a pour but de « demander la suspension du projet jusqu’aux prochaines élections pour laisser la possibilité aux Canaulais de trancher ».

Une autre tête de liste s’était glissée dans l’auditoire du Conseil municipal. Olivier Baccialone, candidat PS aux prochaines élections municipales à Lacanau, a profité de l’occasion pour transmettre à la presse des informations sur le positionnement de son groupe, sur le même projet.

Se démarquant de la position des deux autres groupes d’opposition, il affirme que « se mobiliser uniquement contre La Gaïté, c’est cautionner tous les manquements à la cohérence urbanistique que subit notre commune, c’est ne voir que l’arbre qui cache la forêt ».

Si ce Conseil municipal a déjà révélé une esquisse des voies prises par les différents opposants à Jean-Michel David aux prochaines municipales, le dernier Conseil de l’année, qui validera le budget 2014, devrait être animé.

Source : Sud Ouest du 28/10/13

Sud Ouest : « Surf : le Lacanau Pro fait face à la crise et à la critique »

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SO12.07.13La subvention d’équilibre demandée par le Comité d’organisation a suscité le débat. Le patron de l’épreuve évoque la crise. La compétition aura bien lieu du 12 au 22 août.

En demandant une subvention de 43 500 euros à la municipalité pour permettre d’équilibrer ses comptes, le Comité d’organisation du Lacanau Pro (Colp) a provoqué un débat qui dépasse aujourd’hui le seul cadre financier de cette requête. Depuis trois ou quatre ans, en coulisses, les critiques vont bon train sur la façon dont la manifestation a évolué. « On n’est plus dans l’esprit, mais dans un plan business avec son village commercial qui n’a plus grand-chose à voir avec une belle compétition de surf. » La critique émane d’un ancien du Colp, qui a préféré jeter l’éponge.

Une crise dans le surf

En même temps, elle peut être jugée sévère. Et comme le fait remarquer Cyril Camu, le patron du Colp, « l’été, si vous regardez autour de vous, à part le Roxy Pro à Biarritz, il ne reste plus une seule compétition de surf en Europe. Le Rip Curl Pro d’Hossegor a disparu. En Angleterre, Newquay’s est annulé. Sur le continent, l’industrie du surf est à genoux. Et l’Association des surfeurs professionnels d’Europe (ASP) n’est pas au mieux », dit-il. Et de faire aussi observer : « même si tout n’est pas parfait, le Lacanau Pro est toujours là. Il faut de l’argent pour faire vivre une compétition. Nous finissons de boucler les budgets dans ce contexte de crise que tout le monde connaît », explique le président.

La position de la mairie

Avant que cette subvention ne soit votée par les élus en Conseil municipal (fin juin), Romain Marcet, le premier adjoint, avait pris soin de ne pas rentrer dans le débat sur la qualité de l’épreuve. L’élu avait redit que « les retombées économiques et médiatiques du Lacanau Pro sont incontestables » et qu’il s’agit de tout faire « pour contribuer à son maintien ». Un soutien très clair au Lacanau Pro et à son équipe.

C’est Laurent Peyrondet, conseiller municipal d’opposition et candidat aux élections municipales de 2014, qui a mis les pieds dans le plat lors de ce Conseil municipal.

Pour lui, « le Lacanau Pro s’est dégradé au fil des ans. Et l’élu n’a pas hésité à mettre en cause les organisateurs. Contacté par « Sud Ouest », Laurent Peyrondet estime que « l’on ne peut pas voter tous les ans une subvention pour boucher des trous. La municipalité doit prendre ses responsabilités. Et qu’il faut maintenant trouver une solution pérenne. Celle qui permettrait au Lacanau Pro de redevenir une grande compétition ».

Dans ce sens, il revient sur une proposition de « reprise » du Lacanau Pro faite par un groupe qui, selon lui, avait les moyens de redonner un coup de fouet à l’épreuve. La réunion s’est déroulée l’année dernière. « Elle a eu lieu en présence de Cyril Camu, le patron du Colp. Et il n’y a jamais eu de retour de sa part », assure Laurent Peyrondet. Lequel refuse dans le même temps d’en dire plus sur l’identité de ce candidat.

Cyril Camu confirme la tenue de cette réunion. Il explique qu’aucune proposition écrite n’a été faite. Et que ce groupe, constitué de trois entreprises, ne donnait pas son nom et des garanties. Dans cette conversation, il était aussi question d’exclure le Colp et ses bénévoles pour créer une société. Inacceptable pour une équipe qui travaille depuis trente ans sur l’épreuve. Visiblement, le conseil d’administration du Colp, une association loi 1901, n’a pas du tout apprécié.

Soöruz renouvelé

Si le débat ne devrait pas manquer de se poursuivre – Cyril Camu compte bien répondre à ses détracteurs -, la compétition est sur les rails pour le mois d’août prochain. « Soöruz a été renouvelé. C’est une négociation qui a lieu tous les ans. Et c’est difficile », admet le patron du Colp. Lequel doit rencontrer aujourd’hui (vendredi) la municipalité de Lacanau.

Il indique aussi que l’épreuve des juniors, en ouverture du Lacanau Pro, est confirmée.

Dans quelques semaines, sur la plage centrale, si les vagues sont bien au rendez-vous, il y aura de toute façon du spectacle. Et c’est bien ce que le public attend. Un peu de rêve dans une période compliquée.

Un budget à 400 000 euros

« En 1997, nous avions un budget à 800 000 euros. Aujourd’hui, nous sommes à 400 000 euros. Nous avons réduit la voilure. J’entends les critiques. Nous n’avons plus les moyens d’être une épreuve de première catégorie (circuit WCT). Il faudrait mettre 3 millions d’euros sur la table. C’est la raison pour laquelle nous sommes passés en WQS (Deuxième division du circuit professionnel) », explique le patron du Colp. Le budget du Lacanau Pro se construit avec plusieurs partenaires dont un sponsor principal qui est Soöruz (marque française de surfwear). Il est présent depuis neuf ans. Après l’arrêt de la compétition des féminines, une épreuve a été relancée il y a trois ans avec des juniors (filles et garçons). Un effort d’animation a donc été fait. La politique voulue par le circuit professionnel de surf (ASP) a aussi eu une incidence sur le devenir du Lacanau Pro.

Les surfeurs du circuit élite (WCT) ont fait le choix d’un tour réduit et sur des plages où ils avaient l’assurance de pouvoir surfer de belles vagues. À Lacanau, l’été, il peut y avoir des années exceptionnelles. Toutefois, une semaine avec de petites vagues n’est pas à exclure. La compétition a déjà été victime de cette météo du surf. Enfin, l’organisation du Lacanau Pro est menée par un groupe de bénévoles passionnés. L’aventure dure depuis 1979.

Dans son organisation, l’épreuve a pris un réel envol économique avec l’arrivée de Michel Boyer et de l’entreprise RSCG, spécialisée dans la recherche de sponsors. Au sein du Colp, la présence de Jacques Héle a aussi contribué à poser la manifestation. Cyril Camu héritera d’un bébé, qui connaît aujourd’hui une période difficile.

Source : Sud Ouest du 12/07/2013

Sud Ouest : « L’antenne relais fait débat »

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SO02.07.13Bien que largement consacrée aux comptes administratifs de 2012, ce sont deux autres points de l’ordre du jour qui ont suscité le débat lors du Conseil municipal jeudi. Tout d’abord, l’attribution d’une subvention de 43 500 € au comité d’organisation du Lacanau Pro (Colp) « pour permettre l’équilibre des comptes 2013 de l’association ». L’adjoint aux sports Romain Marcet estime que les retombées économiques et médiatiques du Lacanau Pro sont « incontestables » et qu’il est donc « opportun de contribuer à son maintien » dans un contexte économique difficile.

Laurent Peyrondet, élu du groupe Vivons Lacanau, a exprimé un « sérieux doute » sur cette manifestation qui, selon lui, « s’est dégradée au fil des ans », et en particulier sur les responsables qui l’organisent. Le maire, Jean-Michel David, a dit partager son inquiétude, mais il ne souhaitait pas s’immiscer dans la gestion d’une association. Une position partagée par l’opposition socialiste qui estime cependant que la municipalité ne pouvait pas « laisser faire n’importe quoi », et surtout pas avec son argent. La subvention a finalement été votée à la majorité des voix.

Manque de concertationAutre sujet de polémique : l’installation d’une antenne relais au lieu dit La Chapelle, dans le secteur ouest du lac. L’adjointe Jacqueline Hoffmann a expliqué que la mairie avait reçu 44 courriers d’habitants souhaitant sa réalisation. Mais le Conseil du quartier a pour sa part demandé son éloignement d’au moins 300 mètres des premières habitations. Une pétition circulerait en ce sens. Selon l’adjointe, cet éloignement ne serait pas possible pour des raisons techniques, mais la distance retenue ne représenterait « aucun danger ».

Olivier Soria, élu socialiste, a fait part d’une lettre du conseil de quartier dénonçant le manque de concertation dans ce dossier, et lui-même regrettait que la distance retenue était « loin des recommandations de l’OMS (Organisation mondiale de la santé, NDLR) ». Quant au maire Jean-Michel David, il s’est étonné de la « façon d’agir pour le moins surprenante » du conseil de quartier, tout en affirmant ne jamais avoir reçu une pétition. « Je comprends vos réserves, a-t-il dit, mais il faut prendre une décision. » La délibération a été votée avec 4 abstentions et 2 votes contre.

Source : Sud Ouest du 02/07/13

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