Archives pour juillet, 2013

Sud Ouest : « Surf : le Lacanau Pro fait face à la crise et à la critique »

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SO12.07.13La subvention d’équilibre demandée par le Comité d’organisation a suscité le débat. Le patron de l’épreuve évoque la crise. La compétition aura bien lieu du 12 au 22 août.

En demandant une subvention de 43 500 euros à la municipalité pour permettre d’équilibrer ses comptes, le Comité d’organisation du Lacanau Pro (Colp) a provoqué un débat qui dépasse aujourd’hui le seul cadre financier de cette requête. Depuis trois ou quatre ans, en coulisses, les critiques vont bon train sur la façon dont la manifestation a évolué. « On n’est plus dans l’esprit, mais dans un plan business avec son village commercial qui n’a plus grand-chose à voir avec une belle compétition de surf. » La critique émane d’un ancien du Colp, qui a préféré jeter l’éponge.

Une crise dans le surf

En même temps, elle peut être jugée sévère. Et comme le fait remarquer Cyril Camu, le patron du Colp, « l’été, si vous regardez autour de vous, à part le Roxy Pro à Biarritz, il ne reste plus une seule compétition de surf en Europe. Le Rip Curl Pro d’Hossegor a disparu. En Angleterre, Newquay’s est annulé. Sur le continent, l’industrie du surf est à genoux. Et l’Association des surfeurs professionnels d’Europe (ASP) n’est pas au mieux », dit-il. Et de faire aussi observer : « même si tout n’est pas parfait, le Lacanau Pro est toujours là. Il faut de l’argent pour faire vivre une compétition. Nous finissons de boucler les budgets dans ce contexte de crise que tout le monde connaît », explique le président.

La position de la mairie

Avant que cette subvention ne soit votée par les élus en Conseil municipal (fin juin), Romain Marcet, le premier adjoint, avait pris soin de ne pas rentrer dans le débat sur la qualité de l’épreuve. L’élu avait redit que « les retombées économiques et médiatiques du Lacanau Pro sont incontestables » et qu’il s’agit de tout faire « pour contribuer à son maintien ». Un soutien très clair au Lacanau Pro et à son équipe.

C’est Laurent Peyrondet, conseiller municipal d’opposition et candidat aux élections municipales de 2014, qui a mis les pieds dans le plat lors de ce Conseil municipal.

Pour lui, « le Lacanau Pro s’est dégradé au fil des ans. Et l’élu n’a pas hésité à mettre en cause les organisateurs. Contacté par « Sud Ouest », Laurent Peyrondet estime que « l’on ne peut pas voter tous les ans une subvention pour boucher des trous. La municipalité doit prendre ses responsabilités. Et qu’il faut maintenant trouver une solution pérenne. Celle qui permettrait au Lacanau Pro de redevenir une grande compétition ».

Dans ce sens, il revient sur une proposition de « reprise » du Lacanau Pro faite par un groupe qui, selon lui, avait les moyens de redonner un coup de fouet à l’épreuve. La réunion s’est déroulée l’année dernière. « Elle a eu lieu en présence de Cyril Camu, le patron du Colp. Et il n’y a jamais eu de retour de sa part », assure Laurent Peyrondet. Lequel refuse dans le même temps d’en dire plus sur l’identité de ce candidat.

Cyril Camu confirme la tenue de cette réunion. Il explique qu’aucune proposition écrite n’a été faite. Et que ce groupe, constitué de trois entreprises, ne donnait pas son nom et des garanties. Dans cette conversation, il était aussi question d’exclure le Colp et ses bénévoles pour créer une société. Inacceptable pour une équipe qui travaille depuis trente ans sur l’épreuve. Visiblement, le conseil d’administration du Colp, une association loi 1901, n’a pas du tout apprécié.

Soöruz renouvelé

Si le débat ne devrait pas manquer de se poursuivre – Cyril Camu compte bien répondre à ses détracteurs -, la compétition est sur les rails pour le mois d’août prochain. « Soöruz a été renouvelé. C’est une négociation qui a lieu tous les ans. Et c’est difficile », admet le patron du Colp. Lequel doit rencontrer aujourd’hui (vendredi) la municipalité de Lacanau.

Il indique aussi que l’épreuve des juniors, en ouverture du Lacanau Pro, est confirmée.

Dans quelques semaines, sur la plage centrale, si les vagues sont bien au rendez-vous, il y aura de toute façon du spectacle. Et c’est bien ce que le public attend. Un peu de rêve dans une période compliquée.

Un budget à 400 000 euros

« En 1997, nous avions un budget à 800 000 euros. Aujourd’hui, nous sommes à 400 000 euros. Nous avons réduit la voilure. J’entends les critiques. Nous n’avons plus les moyens d’être une épreuve de première catégorie (circuit WCT). Il faudrait mettre 3 millions d’euros sur la table. C’est la raison pour laquelle nous sommes passés en WQS (Deuxième division du circuit professionnel) », explique le patron du Colp. Le budget du Lacanau Pro se construit avec plusieurs partenaires dont un sponsor principal qui est Soöruz (marque française de surfwear). Il est présent depuis neuf ans. Après l’arrêt de la compétition des féminines, une épreuve a été relancée il y a trois ans avec des juniors (filles et garçons). Un effort d’animation a donc été fait. La politique voulue par le circuit professionnel de surf (ASP) a aussi eu une incidence sur le devenir du Lacanau Pro.

Les surfeurs du circuit élite (WCT) ont fait le choix d’un tour réduit et sur des plages où ils avaient l’assurance de pouvoir surfer de belles vagues. À Lacanau, l’été, il peut y avoir des années exceptionnelles. Toutefois, une semaine avec de petites vagues n’est pas à exclure. La compétition a déjà été victime de cette météo du surf. Enfin, l’organisation du Lacanau Pro est menée par un groupe de bénévoles passionnés. L’aventure dure depuis 1979.

Dans son organisation, l’épreuve a pris un réel envol économique avec l’arrivée de Michel Boyer et de l’entreprise RSCG, spécialisée dans la recherche de sponsors. Au sein du Colp, la présence de Jacques Héle a aussi contribué à poser la manifestation. Cyril Camu héritera d’un bébé, qui connaît aujourd’hui une période difficile.

Source : Sud Ouest du 12/07/2013

Sud Ouest : « L’antenne relais fait débat »

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SO02.07.13Bien que largement consacrée aux comptes administratifs de 2012, ce sont deux autres points de l’ordre du jour qui ont suscité le débat lors du Conseil municipal jeudi. Tout d’abord, l’attribution d’une subvention de 43 500 € au comité d’organisation du Lacanau Pro (Colp) « pour permettre l’équilibre des comptes 2013 de l’association ». L’adjoint aux sports Romain Marcet estime que les retombées économiques et médiatiques du Lacanau Pro sont « incontestables » et qu’il est donc « opportun de contribuer à son maintien » dans un contexte économique difficile.

Laurent Peyrondet, élu du groupe Vivons Lacanau, a exprimé un « sérieux doute » sur cette manifestation qui, selon lui, « s’est dégradée au fil des ans », et en particulier sur les responsables qui l’organisent. Le maire, Jean-Michel David, a dit partager son inquiétude, mais il ne souhaitait pas s’immiscer dans la gestion d’une association. Une position partagée par l’opposition socialiste qui estime cependant que la municipalité ne pouvait pas « laisser faire n’importe quoi », et surtout pas avec son argent. La subvention a finalement été votée à la majorité des voix.

Manque de concertationAutre sujet de polémique : l’installation d’une antenne relais au lieu dit La Chapelle, dans le secteur ouest du lac. L’adjointe Jacqueline Hoffmann a expliqué que la mairie avait reçu 44 courriers d’habitants souhaitant sa réalisation. Mais le Conseil du quartier a pour sa part demandé son éloignement d’au moins 300 mètres des premières habitations. Une pétition circulerait en ce sens. Selon l’adjointe, cet éloignement ne serait pas possible pour des raisons techniques, mais la distance retenue ne représenterait « aucun danger ».

Olivier Soria, élu socialiste, a fait part d’une lettre du conseil de quartier dénonçant le manque de concertation dans ce dossier, et lui-même regrettait que la distance retenue était « loin des recommandations de l’OMS (Organisation mondiale de la santé, NDLR) ». Quant au maire Jean-Michel David, il s’est étonné de la « façon d’agir pour le moins surprenante » du conseil de quartier, tout en affirmant ne jamais avoir reçu une pétition. « Je comprends vos réserves, a-t-il dit, mais il faut prendre une décision. » La délibération a été votée avec 4 abstentions et 2 votes contre.

Source : Sud Ouest du 02/07/13

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